"Hung Up", le hold up de la Madonne ?

Madonna et sa maison de disques, Warner Music, ont décidé de lancer progressivement le nouvel opus de la chanteuse en proposant petit à petit, et en exclusivité le single Hung up sur les réseaux de France Telecom : Orange, MaLigneTV, Wanadoo, … mais VirginMega n’est pas d’accord…

Qu’on se le diste, Madonna est spécialiste des scandales et là elle surfe sur l’actualité de la refonte des méthodes de vente de la musique. En effet, avec Warner Music, Madonna propose Hung Up avec France Telecom, en streaming, en sonneries, en ringback tone, en téléchargement (à partir du 17/10) sur l’ensemble des réseaux de l’opérateur, et ce jusqu’à la sortie officielle le 14 novembre de l’album dans les « bon vieux » bacs à CD de la Fnac ou de Virgin. Jusque là… pourquoi pas ? Seulement VirginMega a commencé à vendre le single sur sa plateforme sans l’autorisation de Warner Music, jugeant qu’un titre devait être disponible en même temps dans tous les réseaux de distribution car pour le DG de VirginMega : « L’exclusivité va à l’encontre du développement du marché légal ». Via le SNEP (Syndicat National de l’Edition Phonographique), Warner a demandé à Virgin de retirer le single pour cause « d’acte de contrefaçon »… l’accord exclusif ayant été rompu, France Telecom demande bien sûr des indemnités…

Ce dossier à le mérite de (re)poser une fois encore la refonte du système de distribution de la musique… en effet, peut on imposer à un titre ou un album une exclusivité version Madonna ? Faut il réellement mettre en oeuvre une logique de diffusion purement numérique au détriment certain des « vieux » circuits de distribution ? Cette approche n’est elle que marketing en utilisant la presse, et le scandale qui nait comme moyen de communication ? Dans tous les cas, Madonna et Warner sont à la pointe de la technologie… et une fois de plus les acteurs traditionnels font grise mine car Internet, c’est aussi l’avénement de nouvelles formes de distribution de la musique, quoiqu’on en dise, les acteurs traditionnels ont beaucoup de mal à s’approprier ces technologies pour en faire leurs choux gras… peut être qu’une réflexion approfondie sur de nouveaux produits musicaux est nécessaire ? Quels supports ? Quels contenus ? Quels packaging ? pour quels réseaux de distribution ?

À propos

Je suis professeur de marketing à NEOMA Business School et chercheur au laboratoire CNRS DRM-DMSP (UMR7088) de Paris-Dauphine. Associé fondateur de l’agence de communication sonore et de design musical AtooMedia, je suis également Business Manager de la société Mediavea, experte en sonorisation de magasins.Diplômé en 2001 de TELECOM Ecole de Management (ex- INT Management) et d’une maîtrise en sciences de gestion, j’obtiens un doctorat ès sciences de gestion à l’Université Paris-Dauphine en 2007.

Publié dans Musique

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