Le vrai prix de la musique…

Aujourd’hui on peut acheter de la musique à tous les coins de rue grâce à son téléphone portable, on est à un clic du site de téléchargement (légal) en ligne, on a très proche une Fnac ou un Virgin pour assouvir ses oreilles en son !

Toutefois, quel est le vrai prix de la musique ? En effet selon les supports les choses changent :

sur internet :

  • de 0,99 à 1,19 EUR TTC la chanson pour Virgin Megastore,
  • entre 0,99 et 1,89 EUR pour la MusicStation Packard Bell,
  • 0,99 EUR pour FNAC Music, Sony Connect/iTunes MusicStore (Apple), M6 Music, …

sur un mobile :

  • 1,99 + 0,10 EUR (connexion au portail Vodafone Live!) ou 1,49 EUR si forfait 10 titres chez SFR,
  • 2 EUR chez Orange,
  • de 1 à 3 EUR chez Bouygues Télécom sur I-Mode.

dans le commerce :

  • de 5,80 à 9,90 EUR l’album dans les petits « musicstore » de quartier, soit 0,70 EUR le titre (en moyenne),
  • de 9,90 à 35,90 EUR l’album à la FNAC, au Virgin et autre « agitateurs d’idées »,

Le prix de la musique varie donc un peu en fonction de ce qu’on achète et d’où on l’achète… à quand un véritable marché boursier des échanges de titres ? Un titre est à la mode, sa cote grimpe ! Il devient has been… il n’est pas évalué très cher… ça ferait sérieux de copier la finance, non ?

En tout état de cause, on s’intéresse ici au prix… ce qu’on ne dit pas, c’est que les plateformes de téléchargement sont soit dans des formats propriétaires (AAC, Atrac) pour vous faire acheter la machine de l’opérateur (iPod d’apple et Hi-MD pour Sony) en priorité soit on utilise le .wma ou tout autre format avec DRM (Digital Right Management) pour limiter le nombre de copies du fichier… exit donc le droit à la copie privée ! Ne faut il pas trouver d’autres moyens que la simple limitation pour attirer les gens à l’achat de musique légalement ? Revoir peut être sa copie marketing d’un système vieux de plusieurs dizaines d’années ? Profiter de ce qu’apporte les nouvelles technologies, plutôt que de les brider et les limiter en instaurant des patches judiciaires à une déficience marketing en terme de création de valeur ?

Billet inspiré d’un extrait du Point, n°1724, 29 sept. 2005

À propos

Je suis professeur de marketing à NEOMA Business School et chercheur au laboratoire CNRS DRM-DMSP (UMR7088) de Paris-Dauphine. Associé fondateur de l’agence de communication sonore et de design musical AtooMedia, je suis également Business Manager de la société Mediavea, experte en sonorisation de magasins.Diplômé en 2001 de TELECOM Ecole de Management (ex- INT Management) et d’une maîtrise en sciences de gestion, j’obtiens un doctorat ès sciences de gestion à l’Université Paris-Dauphine en 2007.

Publié dans Musique

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