Les bons mots pour le dire… (C)

« On ne va jamais aussi loin que lorsqu’on ne sait pas o&ugrave l’on va. »


C : Camus, Albert (1913-1960), Français

  La vrai générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent.

?
envoyé par Suzy

  Il n’y a que la haine pour rendre les gens intelligents.

?
envoyé par Laurent Bidoire

  L’absurde, c’est la raison lucide qui constate ses limites.

?
envoyé par Laurent Bidoire

  L’absurde n’est pas dans l’homme, ni dans le monde, mais dans leur présence commune.

?

  Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux: c’est le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d’être vécue, c’est répondre à la question fondamentale de la philosophie.

 ?

  Ainsi cette science qui devait tout m’apprendre finit dans l’hypotèse, cette lucidité sombre dans la métaphore, cette incertitude se résout en oeuvre d’art. Qu’avais-je besoin de tant d’efforts? Les lignes douces de ces collines et la main du soir sur ce coeur agité m’en apprenent bien plus.

?

  Mourir volontairement suppose qu’on a reconnu, même instinctivement, le caractère dérisoire de cette habitude, l’absence de toute raison profonde de vivre, le caractère insensé de cette agitation quotidienne et l’inutilité de la souffrance.

?

  L’important n’est pas de guérir, mais de vivre avec ses maux.

?

  Nous vivons avec des idées qui, si nous les éprouvions vraiment, devraient bouleverser toute notre vie.

?

  Commencer à penser, c’est commencer d’être miné.

?

  Les tristes ont deux raisons de l’être, ils ignorent ou ils espèrent.

?

Carlyle, Thomas (1795-1881), Ecossais     Ce qui est tragique dans la vie des hommes, c’est moins leurs souffrances que leurs échecs.
?

  La presse est le quatrième Etat du royaume.

Des Héros

  Le silence est l’élément dans lequel se façonnent de grandes choses.

Sartor Resartus

Chanel, Gabrielle, dit Coco (1883-1971), Française     La mode, c’est ce qui se démode.
attribué également à Salvador Dali

Chaplin, Charles (1889-1977), Anglais

  C’est une erreur de s’attarder longtemps dans l’adulation du public. Comme un soufflé qu’on laisse attendre, elle ne tarde pas à se dégonfler.

?

 Retour en haut de la page

Cioran, Emil (1911-1995), ?

  Pourquoi nous retirer et abandonner la partie, quand il nous reste tant d’êtres à decevoir ?

Syllogismes de l’amertume

  Ce qui n’est pas déchirant est superflu, en musique tout au moins.

?

  La passion de la musique est en elle-même un aveu. Nous en savons plus long sur un inconnu qui s’y adonne que sur quelqu’un qui y est insensible et que nous approchons tous les jours.

?

  Qu’une réalité se cache derrière les apparences, cela est somme toute, possible; que le langage puisse la rendre, il serait ridicule de l’espérer.

?

  Objection contre la science : ce monde ne mérite pas d’être connu.

?

  Le fait que j’existe prouve que le monde n’a pas de sens.

?

  J’ignore totalement pourquoi il faut faire quelque chose ici-bas, pourquoi il nous faut avoir des aspirations, des espoirs et des rêves.

?

  Tous les êtres sont malheureux; mais combien le savent?

?

  Pour être sincère, je devrais avouer que je me fiche pas mal de la relativité de notre savoir, car ce monde ne mérite pas d’être connu.

?

Retour en haut de la page

  Puisque le renoncement et la solitude ne peuvent me valoir l’éternité, puisque je suis destiné à mourir comme tous les autres, pourquoi mépriserais-je qui que ce soit, pourquoi brandirais-je ma propre voie comme la seule véritable?

?

  Après chaque conversation, dont le rafinement indique à lui seul le niveau d’une civilisation, pourquoi est-il impossible de ne pas regretter le Sahara et de ne pas envier les plantes ou les monologues infinis de la zoologie?

?

  Seul un médiocre souhaitera, pour mourir, atteindre le stade de la vieillesse. Souffrez donc, enivrez-vous, buvez la coupe du plaisir jusqu’à la lie, pleurez ou riez, poussez des cris de joie ou de désespoir il n’en restera rien de toute manière. Toute la morale n’a d’autre but que de transformer cette vie en une somme d’occasions perdues.

?

  Oeuvrer de toutes ses forces pour le seul amour du travail, tirer de la joie d’un effort qui ne mène qu’à de accomplissements sans valeur, estimer qu’on ne peut se réaliser autrement que par le labeur incessant voilà une chose révoltante et incompréhensible.

?

  Qui ne pactise pas avec le diable n’a aucune raison de vivre, car le diable exprime symboliquement la vie mieux que Dieu lui-même.

?

  Nous ne sommes nous-même que par la somme de nos échecs.

?

  Personne ne fait de la psychologie par amour: mais plutôt par une envie sadique d’exhiber la nullité de l’autre, en prenant connaissance de son fond intime, en le dépouillant de son auréole de mystère.

?

Retour en haut de la page

  Nous méprisons à juste titre ceux qui n’ont pas mis à profit leurs défauts, qui n’ont pas exploité leurs carences, et ne se sont pas enrichis de leurs pertes, comme nous méprisons tout homme qui ne souffre pas d’être homme ou simplement d’être. Ainsi ‘on ne saurait infliger offense plus grave que d’appeler quelqu’un « heureux », ni le flatter davantage qu’en lui attribuant un « fond de tristesse »… C’est que la gaité n’est liée à aucun acte important et, qu’en dehors des fous, personne ne rit quand il est seul.

?

  Il me suffit d’entendre quelqu’un parler sincèrement d’idéal, d’avenir, de philosophie, de l’entendre dire « nous » avec une inflexion d’assurance, d’invoquer les « autres », et s’en estimer l’interprète, pour que je le considère mon ennemi.

?

  Pouvoir disposer absolument de soi-même et s’y refuser, est-il don plus mystérieux? La consolation par le suicide possible élargit en espace infini cette demeure où nous étouffons.

?

  Par quelle supercherie deux yeux nous détournent-ils de notre solitude? Est-il faillite plus humiliante pour l’esprit?

?

  Antiphilosophe, j’abhorre toute idée indifférente: je ne suis pas toujours triste, donc je ne pense pas toujours. Quand je regarde les idées, elles me paraissent plus inutiles encore que les choses ; aussi n’ai-je aimé que les élucubrations des grands malades, les ruminations de l’insomnie, les éclairs d’une frayeur incurable et les doutes traversés de soupirs.

?

  Toute amertume cache une vengeance et se traduit en un système : le pessimisme, cette cruauté des vaincus qui ne sauraient pardonner à la vie d’avoir trompé leur attente.

?

  L’idée du néant n’est pas le propre de l’humanité laborieuse: ceux qui besognent n’ont ni le temps ni l’envie de peser leur poussière; ils se résignent aux duretés ou aux niaiseries du sort; ils espèrent : l’espoir est une vertu d’esclaves.

?

  Et avec quelle quantité d’illusions ai-je dû naître pour pouvoir en perdre une chaque jour!

?

  J’appelle simple d’esprit tout homme qui parle de la Vérité avec conviction : c’est qu’il a des majuscules en réserve et s’en sert naïvement, sans fraude ni mépris.

?

  Comme il est malaisé d’approuver les raisons qu’invoquent les êtres, toutes les fois qu’on se sépare de chacun d’eux, la question qui vient à l’esprit est invariablement la même : comment se fait-il qu’il ne se tue pas?

?

Retour en haut de la page

Cocteau, Jean (1889-1963), Français

  Dans la vie on ne regrette que ce qu’on n’a pas fait.

?

  Le tact dans l’audace, c’est de savoir jusqu’où on peut aller trop loin.

?

  Un beau livre, c’est celui qui sème à foisson les points d’interrogation.

?

  Puisque ces mystères me dépassent, feignons d’en être l’organisateur.

Les mariés de la tour Eiffel

  La Côte d’Azur est la serre où poussent les racines. Paris est la boutique où on vend les fleurs.

?

  On ne se consacre pas à la poésie ; on s’y sacrifie.

?

  Un général ne se rend jamais, même à l’évidence.

?

  De temps en temps, il faut se reposer de ne rien faire.

?

  J’aime les chats parce qu’il n’existe pas de chats policiers.

?

  Je crois à la chance. C’est la seule explication pour le succès des gens qui nous sont antipathiques.

?

  Le verbe aimer est difficile à conjuguer : son passé n’est pas simple, son présent n’est qu’indicatif et son futur est toujours
conditionnel.

?

  Je sais que la poésie est indispensable, mais je ne sais à quoi.

?

  La poésie c’est l’exactitude, le chiffre.

?
envoyé par Laurent Bidoire

Retour en haut de la page

Cromwell, Oliver (1599-1658), Anglais

  On ne va jamais aussi loin que lorsqu’on ne sait pas où l’on va.

?
envoyé par Corinne de Vailly
À propos

Je suis professeur de marketing à NEOMA Business School et chercheur au laboratoire CNRS DRM-DMSP (UMR7088) de Paris-Dauphine. Associé fondateur de l’agence de communication sonore et de design musical AtooMedia, je suis également Business Manager de la société Mediavea, experte en sonorisation de magasins.Diplômé en 2001 de TELECOM Ecole de Management (ex- INT Management) et d’une maîtrise en sciences de gestion, j’obtiens un doctorat ès sciences de gestion à l’Université Paris-Dauphine en 2007.

Publié dans Citations

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Stats du Site
  • 41,753 vues sur ce blog
Follow Identité sonore, marketing sonore et sensoriel on WordPress.com
%d blogueurs aiment cette page :